La commission mixte paritaire réintègre la bio comme cap pour les transitions de demain.
Paris, le 20/02/2025. Alors que le Sénat avait drastiquement revu à la baisse les ambitions du projet de loi souveraineté alimentaire et agricole sur la bio, le texte définitif de la commission mixte paritaire remet la Bio au centre des transitions environnementales agricoles. Il propose non seulement d’intégrer dans le code rural les nouveaux objectifs de 21% de surfaces biologiques en 2030 mais il affirme aussi la nécessaire montée en compétences des futurs installés sur l’agriculture biologique et fait de la bio un cap clair des installations de demain !
L’agriculture biologique inscrite dans les programmes de formation agricole
L’article 2 du projet de loi qui définit les objectifs de formation et d’orientation dans le secteur agricole établit clairement le besoin de monter en compétences des futurs installés sur l’agriculture biologique. C’est une demande que la FNAB porte depuis plusieurs années auprès du ministère de l’agriculture.
“Les membres de la CMP ont compris qu’on ne peut plus installer des jeunes dans les mêmes conditions qu’il y a 20 ans. Le climat a changé, l’environnement est devenu un élément clé de la conduite de nos fermes et l’agriculture biologique nécessite des compétences spécifiques qui ne s’apprennent pas juste dans les livres” se félicite Philippe Camburet, président de la FNAB.
La FNAB est prête à ouvrir les portes des fermes bio de son réseau pour que les élèves puissent apprendre directement sur le terrain
L’agriculture biologique, un modèle d’installation qui devra être soutenu par les politiques publiques agricoles
La CMP a aussi réintégré les avancées obtenues à l’Assemblée Nationale dans l’article 8 concernant l’installation en agriculture. Près de la moitié des personnes qui souhaitent s’installer veulent le faire en bio, la CMP reconnaît cette réalité en affirmant clairement l’obligation pour les politiques publiques agricoles d’inciter à l’installation en agriculture biologique.
“On voit bien que le texte proposé est le fruit d’une âpre négociation. On nous refait le coup de l’écologie incitative en l’opposant à l’écologie punitive alors que incitations et contraintes réglementaires vont de pair. On se saisira évidemment de cette opportunité pour la Bio mais il ne faut pas mentir aux agriculteurs, si on continue à dégrader la qualité de l’eau et la biodiversité, ils n’auront pas d’autres choix que de s’adapter ”, conclut Philippe Camburet.
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Philippe Camburet 06 77 94 85 19